Joey Bisons Live

Exhumé un soir de tracteur, Joey trouva à ses cheveux une guitare, lova une fleur, se courba, cracha, précipita la chute du johnny, entrainant le club du fond au sommet de l'impuissance, à la verticale du progrès, un rock blue granit fendant the red-canyon

28 août 2007

vertical TR8

L’orgueil de la verticale

Face aux étendues bancales

De connections

Il est question

Des fils qui se séparent

Des émotions bâtardes

Civilité sociétaire aveugle

Ou l’animal qui beugle

Abandonné au fond d’une arène

Qui ressemble à la mise en scène

D’un théâtre des passions

A la frustration

Une foule sombre de badauds

Priant afin que le taureau

Ne se fasse pas gorille

Car à l’envers des grilles

Ils se savent debout

Raillent les quat’genoux

Comme si un hasard heureux

Ne leur ferait tendre la queue

Que vers un trou moral

Une dépression légale

La sagesse du désir

Qui sait se choisir

Car loin d’être debout

Je les vois en dessous

Comment feraient-ils sinon

Pour vivre comme ils le font

Un sourire en travers

Comme si parterre

Ils voyaient les cieux

Ne seraient pas peureux

Face aux conséquences

D’un geste d’aisance

Quand on cueille une fleur

Elle se fane dans l’heure

Le malheur ambiant

Nous battant

La tête vers le sol

L’esprit d’alcools

Deux mains tendues vers le béton

Les ongles raclant les gravillons

La colonne vertébrale

Formant la table

Où vient se goinfrer

La suite de faits

L’enfant des forêts d’Inde

N’a pas survécu au goût d’la dinde

Cuite

Cuite

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