28 août 2007
verticale première de jack
vertical TR1
Oh bébé bê
Ta peau oho
Belle comm euh
Eurydice hey
En sortie d’enfer
En sortie d’enfer
Yeah saisissant
Je vois des corps nus
Dans la rouille ouais
Des plaques marines
Dans les cimetières
Dans les cimetières
Je sais ton cœur
Et ta pratique hu
Ton cul de charme
Façonné comme
Fer des baïonnettes
Fer des baïonnettes
vertical TR2
Le chanfrein que crée
Ta douceur
Sur les angles de ma vie
L’élan donné à ton amour
Souvent tellement
Attisé
Par ce que c’est un bonheur
D’avoir
Un pays fantastique
A adorer
Une possession d’un instant
Frontières sécantes
Aire de plaisir
La villégiature
A des baumes qui font que
L’on se recouche
Monuments dressés
A la gloire
De l’absence d’états
L’union libre
D’individus
Organisation en cadence
Vertical enfin
L’Animal
vertical TR3
La résistance des pylônes
Quand le tronc est reine
Que l’assiette tremble
Hô de trop d’hormones
Quoi de mon cerveau traîne
Corps et toi ensemble
L’ordre détruit trône
Alors l’appui se dérobe
Folle tu chantes à genoux
Chaque poupée caressée
A coups de langue aux lobes
Choses de roses cuites au cou
Force piquante arrosée
Ah la pluie sous ta robe
Quand même le marais luisant d’aise
S’accorde au mignon bout de fraise
vertical TR4
La tour est sous la pluie des ans
Quand à la saison se tend la tige
Pour revoir les astres qui surplombent
Le triangle terrestre la lande au puits
L’homme debout revoie son coin de Chili
Petite pointe sur la table dressée câlin
Quelle rose a piqué le chantre à voix rauque
L’herbe du petit matin calme le cœur aride
Longeant la grue un cri de basse s’envole
L’aube se joint à l’ode embrassant Pise
Parti du sommet de la nuit un chien s’ébat
Caressant l’or de l’épée au mur balbutiant
Pressant le passé le courant s’étale
Quelques débris sont allongés en surface
Lassé de ramper entre chaque vaisseau
Le fleuve sous les ponts s’essouffle les joues
vertical TR5
C’est bébé qui est contente
Ma poupée qui m’a quitté
Avant même que je ne sente
Qu’elle ne m’aimait qu’à moitié
Le prix à payer chaque soir
La mise en place du train
Ma voix qui voudrait s’asseoir
Encore debout au matin
Oh la nuit est amère
L’amour avale ce chant
Vibre au son du fer
Pincé de vaches vêlant
Une petite étoile acide
Sous la langue du taureau
Dans ce champ de coquelicots
Une poursuite torride
A la dette des rêves
S’ajoutent les wagons
Les cris de ma raison
Ah que mon soleil se lève
Que ma queue se dresse
Dompte ma cécité
Et pour la fleur rosée
Accroît son adresse
vertical TR6
Tiens-toi droit
Regarde arriver le soleil
Et ne pense à rien
Qui ne puisse te sourire
C’est étonnant
Résonnent au cerveau
Raisonne ô cerveau
Ne sois pas fier comme le cerf
Les pas de tango comme un veau
Tiens-toi droit
Les vaches te protègent
Ne souhaite pas leur mort
Il en brûlera bien d’autres
Qu’elle a dit
En serrant le mort
En mes dents le mors
Laisse toi aller ça ira
Ne rêves-tu pas d’ors et d’aise
Tiens-toi droit
Et déjà sans autre cortège que ses bras
Sortant de sa tête les divers pas
Il la baisa
vertical TR7
La belle dame était sortie
Pour guetter son mari
Un souffle renversait
Alors l’essence de ses traits
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Petite messe au coin du jour
L’esprit n’a pas d’efforts
A inventer pour l’amour
Une étoffe sert ce vilain sort
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Quand je prenais la route bleue
Je m’étonnai de mes larmes
La vision en tissu parme
Pressait le dessein malheureux
Jouant sur la lyre acrylique
Quelques airs à notes épiques
Les accords perdus des barrières
Cousues de polyester
Où courent les prisons douces
Vers un naufrage vissé
Sur les peaux attristées
Une mélancolie qui se pousse
Au balcon de l’universelle
Langueur printanière
Violence coutumière
Des bâtiments en dentelles
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
C’est dans les yeux
Des princesses de beauté
Que sont dissimulées
Les tours en pieux
Blessé au futur
La pierre trouée
J’étais blessé
Dos face au mur
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Têtes et jambes scotchées
Dans une cour
Un cœur balourd
Etendu et bâché
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Où mon vide thoracique
M’a mis en clinique
Le jour tombe sur les déments
Misère me prend au col
Pointe le disque
Mon cri s’envole
Vers l’astre triste
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Nuit des désirs
Gouffre profond en la vie
Le fioul s’étire
Fuyant le feu Labrunie
C’est sur un radeau
Que je refranchirai
Le fleuve
La forêt
Moi
Elle
Des badauds
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Ma guitare
A revu la dernière
Jetée sentimentale
Poignée de gros sel
Incrustée dans le fond
De manquement évident
A la raison
Au bon sens
Se rejouer la mélodie
Gratter à nouveau
Les cordes de l’égo
Rythmé par la nostalgie
Emmenée jusqu’au toit
De la mansarde célèbre
Où se reposaient ses lèvres
Son bijou de soie
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Face au vide
Les marches pénibles
Le sol hybride
Marbre et béton liés
Les graviers audibles
Par d’anciens souliers
Un regret épidermique
A oublier vite fait
Au bord d’une barrique
Le trait d’une craie
Une cavité à boucher
Là-haut ce soir
Rouler en boule
La nuit envasculée
Un drapeau noir
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
Depuis ce temps
Fendant la foule
Sans sentiments
Qui se refoulent
De mes beaux yeux
Sous leur air rouge
Un chant d’adieu
Faut que j’me bouge
Car mes globules
Confédérés
Charment les bulles
De liberté
Plus rien demain
Changez l’calendrier
J’ai mes deux mains
Pour le bousculer
Ce soir sera sombre
Comme une envie
De quitter l’ombre
Pour ma folie
J’me suis habillé
Pour mordre ravi
Les belles épées
De la démocratie
Le ciel est au bleu
Une âme saoule
Vêt sa cagoule
Aux orbites bleus
C’était une fille
La verticale
Je dansais à ses baisers
Je ne faisais qu’espérer
L’horizontale
Mon sang brille
vertical TR8
L’orgueil de la verticale
Face aux étendues bancales
De connections
Il est question
Des fils qui se séparent
Des émotions bâtardes
Civilité sociétaire aveugle
Ou l’animal qui beugle
Abandonné au fond d’une arène
Qui ressemble à la mise en scène
D’un théâtre des passions
A la frustration
Une foule sombre de badauds
Priant afin que le taureau
Ne se fasse pas gorille
Car à l’envers des grilles
Ils se savent debout
Raillent les quat’genoux
Comme si un hasard heureux
Ne leur ferait tendre la queue
Que vers un trou moral
Une dépression légale
La sagesse du désir
Qui sait se choisir
Car loin d’être debout
Je les vois en dessous
Comment feraient-ils sinon
Pour vivre comme ils le font
Un sourire en travers
Comme si parterre
Ils voyaient les cieux
Ne seraient pas peureux
Face aux conséquences
D’un geste d’aisance
Quand on cueille une fleur
Elle se fane dans l’heure
Le malheur ambiant
Nous battant
La tête vers le sol
L’esprit d’alcools
Deux mains tendues vers le béton
Les ongles raclant les gravillons
La colonne vertébrale
Formant la table
Où vient se goinfrer
La suite de faits
L’enfant des forêts d’Inde
N’a pas survécu au goût d’la dinde
Cuite
Cuite
vertical TR9
Oui
Me faire taureau
Traverser la mer
Baiser l’Europe
Sortir du troupeau
Etre fier
Charmer les salopes
Dans un nid vertical
Chanter le ciel
Sur un fond de whisky
Avec mon teint pâle
Enchanter celles
Qui rêvent de Paris
Choisir au bar
Celle qui épouse
De sa peau ma peau
Y veiller tard
Et d’un bon blues
Lui retirer son maillot
L’herbe de son ventre
Frisée en chemin
Prévenant le cadeau
Dans lequel j’entre
Me faire Américain
Aussi rouge de peau
